jeudi 9 février 2012

Tupiza, Sud Lipez et salar d'Uyuni

Nous voilà en Bolivie !

1er stop : TUPIZA

Tupiza est un village à 2950 mètres d’altitude entouré d’un cirque de montagnes rouges. Après une première journée à flâner dans le village (30 000 habitants tout de même), en nous imprégnant de la vie quotidienne bolivienne, nous partons ensuite pour 4 jours en excursion à la découverte du Sud-Lipez et du Salar d’Uyuni.

Comment résumer ces 4 jours au travers des paysages les plus variés et à la fois les plus beaux que nous avons vu jusqu’ici. Et oui, la Nouvelle-Zélande est désormais battue !

Au programme : lagunes aux couleurs uniques (jaune, verte, rouge), volcans, déserts, plateaux...

Pour faire simple : « Que lindo ! » [prononcer « que liiiindo »], « wahou ! », « ooohh ! »…
 
 
Nous avons passé l’essentiel du temps à plus de 4000m, avec des moments à plus de 5000m, comme dans le décor incroyable des geysers « Sol de montana » (photo juste au dessus), ainsi que 2 nuits chez l’habitant dans des villages perdus au milieu de nul part. Les gens dans cette région désertique  vivent principalement du lama, de sa laine et de sa viande, et aujourd'hui du tourisme, via les hébergements. C'est pourquoi, en hommage à la Pachamama, les animaux sont sertis de pompons.

Rencontre avec l’un des enfants du village, Xavier, 15 ans, joueur de football de montagne. A 4200mètre, le foot devient vite essouflant.
Seule critique à cette excursion : le temps passé en voiture (8h par jour en moyenne), mais bon ça le valait bien (plus de 1200 km).
 

Gros coup de cœur pour le Salar d’Uyuni. Après une nuit dans notre hôtel de sel, nous découvrons le plus grand désert de sel du monde : 12500 km², à plus de 3500m d’altitude. Et sous le soleil svp ! Incroyable !

 


Pas l'envie de rester dans la ville d’Uyuni, après une visite rapide du cimetière des trains (les 1ers trains et locomotives à vapeur du pays sont laissées ici à l’abandon… no comment), nous partons dans la foulée à Potosi.

mercredi 1 février 2012

Région de JUJUY

1.Purmamarca

Pas encore arrivés, nous sommes déjà émerveillés par la beauté des paysages qui nous entourent.
Purmamarca est un village perché à 2600m d'altitude, entouré par la Quebrada de Humahuaca (patrimoine mondial et culturel de l'humanité).
 
 

La vue depuis notre chambre, belle belle non ?

 

Nous partons à la découverte de ce qui va devenir pour nous un vrai coup de coeur du voyage.




 
 

Nous passons également une soirée extraordinaire à écouter, dans une pena, du folklore argentin (andin..)
Chair de poule et Chacarerra (danse traditionnelle, que nous apprenons!) au menu!
Nous quittons ce village pour Tilcara avec le sourire (retrouvé pour ma part) et le coeur rempli de joie!


2.Tilcara

2400m, on redescend!
Tilcara est un village pittoresque, toujours au coeur de la Quebrada.
Il est surtout connu pour son site de Pucara, ruines d'une fortification pré-colombienne datant du 11e siècle!

 
Les murs sont de pierres et les toits de cactus. En parlant de cactus (maitre des lieux en cette région), petite dédicace à celui de pierrot....


Nous marchons également sur le très beau chemin de la "Garguanta del diablo"


Fernet et puis s'en vont!


3.Humahuaca

2969m! On commence à sentir les effets de l'altitude! (et de la très populaire feuille de coca).


Après une heure de visite d'auberge infructueuse, nous trouvons la "Humahuacasa" de Paula et Adrian qui nous accueille comme des amis (que ca change des villes!).
On se sent tout de suite comme "à la maison". Nous partageons le soir même un "Spatchle" local! (Adrian étant suisse allemand).



Lors d'une ballade, nous tombons sur un surprenant jeu local!


Une équipe, munie de munitions de ballons d'eau, devant toucher l'autre, qui doit traverser la zone, pieds et poings liés.

Les environs sont, encore une fois, merveilleux :





Notamment autour du village d'Uquia!

 

On gardera à jamais cette région de l'Argentine dans nos coeurs (ah ah je savais que ça plairiat à Rico!)
Allez, quelques dernières empanadas, un ultime dîner familial en partageant du lama et BOLIVIAAAAAAA manana!

mardi 31 janvier 2012

SALTA

26 heures de bus pour traverser toute l’Argentine d’est en ouest, et nous voila à Salta !



Salta est la capitale de la région du même nom. C’est une grande ville (500.000 hab.) mais l’atmosphère est très différente des autres villes que nous avons traversées jusqu’à présent. En effet, malgré sa taille, Salta dégage un air de province. Les rues sont agréablement jonchées d’espaces verts, les bâtiments ne sont pas très hauts et la circulation plutôt calme.
De nombreuses traces de la colonisation sont encore présentes (hôtel de ville, églises). Une visite du musée de haute montagne nous donne un premier aperçu de la civilisation inca et de ses rites, notamment sur les sacrifices humains et la momification par congélation. 3 momies d’enfants ont été retrouvées dans la région.


 
 
 

Aussi, nous retrouvons afin des marchés ambulants ou traditionnels avec les fruits de saison…. Vive l’été !


Bref, très bonne surprise, d’autant que nous rencontrons à l’auberge Jonathan et Damian, 2 argentins, avec qui nous sympathisons (première réelle conversation en espagnol de 4 heures, SVP !) autour d’un verre de Fernet coca (boisson préférée des argentins, après le Maté évidemment).


Nous sympathisons tellement que nous décidons de voyager quelques jours en leur compagnie vers la  région de Jujuy et la Bolivie.

mercredi 25 janvier 2012

IGUAZUBIDA

1.Gualeguachu.

Après « seulement 4h » de trajet, nous arrivons dans le petit village de Gualeguachu. Ce village, bordé par le rio Uruguay (frontière naturelle avec l’Uruguay), est célèbre dans tout l’Argentine pour son carnaval. En effet, les we de janvier et février, le village fait « le plein » de visiteurs.
Nous arrivons sous une chaleur étouffante. L’auberge dans laquelle nous posons nos sacs subi malheureusement une panne d’électricité….La sieste a été dure sans ventilateur !
A chaleur d’été, orage d’été ! Le problème c’est que le carnaval n’a pas lieu si « il y a la moindre goutte de pluie » à l’ouverture. Commence alors l’attente « y aura, y aura pas » !
Finalement l’orage s’arrête et le carnaval a lieu. Il s’agit d’une piste de 300m bordée de tribunes (quasi-remplies) sur laquelle défilent (et s’affrontent) 3 équipes composées de danseuses (et quelques danseurs), chars, musiciens.
La première équipe passée, la pluie recommence. Le carnaval ne s’arrête pas mais le passage des 2 équipes suivantes a été accéléré, et nous terminons trempés. Ce fut un joli moment, très pailleté et rythmé (comme on peut s’imaginer un carnaval latino), mais les plumes n’étaient pas de sortie.



Nous prenons le bus le lendemain, après 6h d’attente à la gare routière (sans internet pas d’info sur les horaires… dur), pour Puerto Iguazu.

2.Iguazu.

16 h de bus plus tard… 
Il fait toujours aussi chaud mais l’auberge a une piscine ! Trop bien !
Nous profitons de la fin d’après-midi pour faire une petite ballade vers le « triangle d’or » local. 


 De gauche au centre. Paraguay, Brazil, Argentina

En effet, le Rio Parana et le Rio Iguazu forment les frontières naturelles entre le Paraguay, l’Argentine et le Brésil. Pluie sur le retour….

6h30 le lendemain, ciel bleu, nous sommes fin prêts pour aller voir les chutes d’eau les « plus belles du monde » !
Classées depuis 1984 au Patrimoine mondial de l'Unesco, les chutes d’Iguazu ("grande eau, grande rivière" dans l'étymologie tupi-guarani) sont constituées d'une juxtaposition de 275 cascades sur un front de 2,5 km et leur formation géologique date d'environ 150 millions d'années. 

On raconte que les indiens Caigangues, habitants des rives de la rivière Iguaçu, croyaient que le monde était gouverné par M'Boy, un dieu qui avait la forme de serpent, fils de Tupã. Igobi, le cacique de la tribu, avait une fille se prénommant Naipi, tellement belle que les eaux de la rivière s'arrêtaient quand la jeune fille s'y regardait. Grâce à sa beauté, Naipi était consacrée au dieu M'Boy et ne vivait que pour son culte. Il y avait, toutefois, parmi les Caigangues, un jeune guerrier appelé Tarobá qui tomba amoureux de Naipi.
Le jour de la fête de consécration de la belle indienne, pendant que le cacique et le pajé buvaient le cauim (boisson à base de maïs fermenté) et que les guerriers dansaient, Tarobá en profite pour s'enfuir avec la belle Naipi dans un canot, par la rivière, tiré par le courant. Quand M'Boy se rend compte de la fuite de Naipi et de Tarobá, il devient furieux. Il pénétre alors dans les entrailles de la terre et en se tordant le corps, il produit une énorme fente... et se forme une gigantesque chute.
Enveloppés par les eaux, le canot et les fugitifs tombent d'une grande hauteur et disparaissent pour toujours. La légende dit que Naipi a été transformée en l'une des roches centrales des chutes, perpétuellement, fustigée par les eaux troubles.
Tarobá a été transformé en un palmier situé au bord d'un abîme, penché sur la gorge de la rivière. Au-dessous de ce palmier se trouve l'entrée d'une grotte sous la Gorge du Diable où un monstre vindicatif surveille éternellement les deux victimes...

Malgré notre réveil matinal, nous sommes surpris par le nombre impressionnant de bus déjà présents. Il parait que le parc accueille prés de 8000 pers/jour ! On se croirait chez Mickey, nous qui aimons les espaces vierges…
Cependant, puisque les gens ont tendance à privilégier le train plutôt que la marche, nous avons le droit à une heure de balade dans la jungle, seuls ou parfois en compagnie d’animaux.



Et heureusement, car quelques photos plus tard, nous voila de nouveaux rattrapés par la pluie et l’orage. C’est dommage, trempés nous terminons le site en visite « éclair ».





Allez on vous laisse, 3 ans aujourd’hui, ça se fête !