lundi 12 mars 2012

Copacabana, Isla del sol

Copacabana

Nous voilà au bord du lac Titicaca, le plus haut du monde, à 3800m. Que c’est beau !

Pour l’occasion, nous craquons sur un hôtel 3 étoiles au bord du lac…12euros !


Lors d’une ballade en front de lac, nous rencontrons Ronaldo, qui nous propose une virée à cheval dans les alentours de Copacabana pour découvrir nos premiers vestiges incas. Aussitôt dit aussitôt fait !


Nous découvrons aussi la vierge de Copacabana, protectrice de la péninsule et de sa population (les croyants se déplacent par milliers pour venir demander sa protection au mois d’aout). 

 
Plus original, les boliviens viennent de tout le pays, pour faire bénir leur voiture et se protéger d’éventuels accidents, tous les jours devant l’église. Pour l’occasion, un prêtre en casquette, arrose d’eau bénite  le moteur, l’habitacle, pendant que les passagers s’arrosent de confettis et de pétales de fleurs.


Nous passerons le reste de notre séjour sur le « continent » à passer du farniente, à un cocktail sur la plage ou sur les hauteurs de la ville, à observer la vie quotidienne.


L’île du soleil (isla del sol).
A l’origine appelée lîle Titicaca, elle a apparemment donné son nom au lac…
L’Isla del sol est longue de 9kms de paysages somptueux et de vestiges Incas.




Voyez ici, la pierre sacrée de l’île et l’autel des sacrifices.


Une fois par an, le 21/06, les andins viennent se prosterner et faire des offrandes devant cette « pierre » pour le dieu Viracocha. Viracocha, dieu universel aurait demandé au soleil et à la lune de s’élever et d’illuminer la terre afin de créer l’humanité. Voilà pourquoi aussi l’île s’appelle l’Isla del Sol.

3 communautés résident sur l’île, Challapampa, Challa et Yumani, tous Aymara.
Nous passons une première nuit à Challapampa (nord de l’île) chez José et Marcella, un couple adorable ayant vécu toute leur vie à cet endroit.


 Nous apprenons en leur compagnie la confection du « plato paceño », plat typique bolivien (de la Paz exactement),  composé de maïs, de fèves, de patates et de fromage grillé. Quand on a mangé ça…

 
Allez un dernier Api, boisson chaude à base de farine de maïs, accompagné des traditionnels buñuelos et «  el Peru viene, la bolivia se va » non sans un pincement au cœur !

mardi 6 mars 2012

SORATA

 
Voila un vrai village bolivien comme on les aime. Sorata vit au rythme des boliviens (càd « lentamente »…) avec ses marchés et ses entreprises de transport pour la Paz  (toute la journée les conducteurs hurlent « Lapalalapazzzzz » pour remplir leur van), planté dans un décor de rêve. 

 
 


Après 2 jours de pluie (admirez la technique qu’ont les mamitas pour rester coquette avec leur chapeau melon par temps pluvieux) pendant lesquels nous restons bloqués à l’hostal (qui ma foi ne possédait pas la pire vue que nous avons pu avoir jusqu’à présent…) et un départ raté (pas de transport pour cause de journée annuel dédié au discours du maire de la canton), nous partons finalement à la découverte des environs.

 
 
Bref, magnifique rando avec pluie et coup de soleil… Heureusement que nous sommes restés une journée de plus !

mercredi 29 février 2012

La Paz !

Voici la capitale la plus haute du monde, étagée de 3200m à 4000m (les plus riches en bas, les pauvres en haut, 800m de dénivelé en haute montagne sur le plan climatique, ça compte !) dans un immense canyon aride et encaissé, entourée d’une centaine de pics enneigés de plus de 5000m.


Voici une photo de la Paz, prise du Chacaltaya, montagne culminant à 5500m !!!
 
Et nous l’avons  gravi ! (Biloute les 4000m du Maroc sont loin…)
La montée s’est avérée moins dure qu’on se l’imaginait, même si le souffle pouvait parfois manquer.
Mais quelle récompense !

La Paz est une ville très atypique. La ville ressemble à un chaos urbain, bruyant et mouvementé, avec  ses grappes de maisons en parpaing qui rongent tous les flancs montagneux.
Pour nous, la ville est un marché géant. Ici, tout se vend, à toute heure.  On adore !
Petit point noir, la pauvreté est ici très visible. Les mamitas passent leurs journées assises pour vendre  2 « klennex » et une banane….
Et quand cela ne suffit pas, elles participent à des combats de catch (…) !
Nous retrouvons  également ici, Tristan et Céline, nos amis fr. rencontrés à Buenos.
Planifié depuis Oruro, nous louons tentes et matelas pour le fameux «  Camino del Choro » qui relie la Paz à Coroico par 3 jours de marche.
Ce trek est sensationnel. Le départ se situe à 4600m et au bout d’une heure on atteint le point culminant, 4800m. L’arrivée 3 jours plus tard se situe à 1200m…. 3400m de dénivelé négatif !
Pour être honnête, la première journée n’a pas été si  « sensationnel le ». Neige puis pluie toute la journée, mais surtout un énorme brouillard qui ne nous permettait pas de jouir du paysage comme on aurait pu.
Mais les  2 jours suivants, le temps était à l’amélioration. Du coup quelques clichés sympas !
Ce qui est dingue, c’est qu’en l’espace de 3 jours, nous sommes passés des moraines et glaciers aux palmiers, cactus et orangers !
Une dernière heure de descente sous la pluie et nous arrivons à Chairo, on nous prenons une bière bien méritée !
Quelques heures plus tard (le temps d’attendre une camionnette), nous voilà tous les 4 à Coroico, bourgade de la région des Yungas, perchée sur une colline de 1750m au climat tropical.
Réputée comme une bourgade tranquille nous sommes agréablement surpris par une agitation, à présent connue, celle du carnaval.
De plus nous découvrons, une autre spécificité, une communauté « afro- andine ». Ne disposant pas de photos, je vous laisse imaginer ce que peut être une Mama africaine en tenue traditionnelle bolivienne !!
Pour l’anecdote, c’est ici que le plus grand succès musico-marketing des années 80, la « Lambada » est née ! C’est le groupe de musique bolivienne « los K’jarkas » avec  leur chanson « llorande se fue » qui sera plagié pour faire le tube que l’on connait.
A l’origine de cette histoire, des esclaves africains amenés pour travailler dans les mines d’argent de Potosi à la suite de la fameuse Controverse de Vallodolid, où l’église reconnut officiellement l’existence d’une âme chez les indiens. Comme ce n’était pas encore le cas pour les Noirs d’Afrique, on en fit venir en masse pour qu’ils aillent trimer (et mourir) dans l’enfer des mines. Les survivants de cette population noire s’installèrent dans les Yungas où ils s’imprégnèrent de la culture andine.
De retour à la Paz, nous découvrons un autre site extraordinaire, la vallée de la Luna.
C’est un canyon de sédiments, d’où  les eaux du lac Titicaca se seraient retirées, il y aurait 25000 ans.
Une belle « légende » pour ce paysage atypique !
Avant de quitter La Paz et Tristan et Céline, nous nous offrons le luxe d’une raclette et fondue aux fromages suisses ! Ahahah mais que cela faisait longtemps (depuis le départ à vrai dire…) que nous n’avions pas mangé de fromages aussi bons !
Derniers achats et en route pour Sorata, village andin aux pieds de l’imposant Llampu (6362m) !